Les ventes reprennent fin mars :
La conception de la ferme est librement inspirée des principes de la permaculture et des pratiques de maraîchage bio-intensif.
La parcelle de 3 hectares comprend 17 rangs d’arbres fruitiers et arbustes, et se trouve à Samois-Sur-Seine dans un cadre très agréable entre la forêt de Fontainebleau et le bord de Seine.
J’ai eu cette belle opportunité de créer des planches potagères au sein de ce verger afin de pratiquer un maraîchage diversifié inspiré des techniques des maraîchers Parisiens du 19e siècle.
Le modèle bio-intensif prôné par le maraîcher Québécois Jean-Martin Fortier dans son livre le “Le jardinier-maraîcher” et ses formations en ligne, est une source d’inspiration revendiquée pour ce projet.
Nous nous appuierons sur des techniques qui favorisent la vie du sol et son enrichissement en matière organique.
Les pratiques culturales de la Ferme des Gogottes reposent sur les fondamentaux suivants :
Sol couvert par mulch ou par une végétation.
Apport de matière organique, sous forme de paillis, d’engrais verts ou de compost, plutôt que d’engrais.
Travail du sol réduit au minimum, les interventions se font manuellement plutôt que par le biais d’outils mécanisés.
Aucun produit chimique
Intensité biologique : cultures denses et étagées, associations et successions de cultures.
Agroécosystème complexe : associer plantes cultivées, arbres et animaux, multiplier les niches écologiques, favoriser les interactions.
3 ha en agroforesterie dont 1 ha de maraîchage
Plus de 250 arbres fruitiers
14 jardins de 18 planches permanentes
Un quinzième jardin pour les cultures de vivaces (artichaut, rhubarbe, aromates)
Plus de 250 planches permanentes cultivées à terme
Deux grandes serres (1000 m²)
Six tunnels chenilles déplaçables (700 m²)
Une pépinière de 100m²
Plus de 30 variétés de légumes
Ateliers poules pondeuses en année 4
Création de refuges pour la biodiversité
Commercialisation sur 40 semaines sur 10 mois de l’année (de mi-mars à décembre), avec une spécialisation de légumes primeurs et frais et en limitant la production de légumes de conservation
Des partenariats avec des producteurs locaux et des épiceries
Objectif de dépasser les 80 paniers en cinquième année de production
Matériel : Peu mécanisé, travail du sol limité sans retournement avec motoculteur, utilisation de bâches tissées et de paillages pour gérer l’enherbement. Autoproduction de la plupart des plants, recours ponctuel au tracteur de Stéphane Delaportas.
Spécificités : Maraîchage Sol Vivant (MSV), verger, arboriculture, ruches, pratiques à bas intrants (compost, paillage, préparations naturelles…), densification forte, pas d’associations de cultures (au démarrage), engrais verts, 1 à 4 successions de cultures par an.
Ce mode de production choisit de travailler le sol en surface surtout, privilégiant le labour «biologique», c’est à dire considérer que les micro-organismes, les racines des plantes et la faune du sol sont appelés à faire une bonne partie du travail.
Un des grands problèmes à résoudre est d’arriver à nettoyer une planche de ses résidus de culture et des mauvaises herbes sans avoir recours au rotoculteur. Pour cela, l’utilisation de bâches de polyéthylène noir traité UV semble une technique efficace.
Les planches permanentes sont utilisées pour différentes raisons par ceux qui les pratiquent. Elles permettent d’obtenir:
un sol meuble en profondeur, nécessaire aux espaces optimaux
un meilleur ressuyage du sol et un réchauffement hâtif au printemps
une meilleure rétention de l’humidité dans le sol
une structure de sol rapidement en concentrant la surface qui reçoit les amendements de matière organique
éviter les gros travaux de labour nécessaires au façonnage de nouvelles planches chaque année
Ce système de production biologique intensif accorde une grande importance à la fertilisation organique du sol. Cette fertilisation organique passe par des apports en compost végétal et animal. Une forte proportion d’amendements est apportée au moment de la constitution des planches, et puis de manière régulière ensuite, selon les besoins des cultures. Comme tout principe de fertilisation, il s’agira de bien connaître son sol, pour faire les apports qui lui sont nécessaires.
Les parcelles agroforestières sont multifonctionnelles : elles fournissent du bois et des produits agricoles, protègent les sols, les eaux, la faune sauvage et diversifient les paysages ruraux. L’arbre constitue le partenaire idéal et indispensable d’une agriculture responsable, productive et durable et est un pilier essentiel pour atteindre l’objectif de produire suffisamment (alimentation, énergie) et de protéger l’environnement à la fois.
Avant que les arbres ne soient progressivement arrachés à partir du sortir de la guerre, les associations entre arbres et cultures maraichères étaient répandues. Allier arbres fruitiers et légumes étaient des mélanges typiques du pourtour méditerranéen. Contrairement aux idées reçues, l’arbre n’est pas un obstacle physique ou physiologique pour les cultures. Au contraire, il est un allié précieux : la présence d’arbres assure une protection climatique et biologique des cultures, améliore la qualité des sols et leur capacité de stockage d’eau.
Pour en savoir plus sur les Vergers Maraîchers, je vous invite à lire l'excellent guide du projet SMART